L'histoire de Mireille Lenglet

Bretagne, le coup de foudre !

 

 

 

Une rencontre déterminante
Je suis née en 1961 à Cholet, dans le Maine-et-Loire. Rien ne me prédisposait à tomber à ce point amoureuse de la Bretagne. Mon oncle, marié à une Bretonne, s'y était installé pour sa retraite avant de nous quitter en août 1979. Nous nous sommes alors rendus à Pleubian pour deux semaines. 
Ce fut un véritable choc esthétique : la splendeur des paysages de bord de mer, l'authenticité des villages et la chaleur des habitants m'ont immédiatement conquise. Pour distraire mon père, très affecté par la perte de son frère, je l'ai convaincu d'assister à un concert de harpe celtique donné par le groupe « An Triskell ». C'était lui aussi un bon musicien compositeur.

La révélation musicale
En découvrant les frères jumeaux Pol et Hervé Quefféléant et leurs fabuleux instruments, j'ai été totalement fascinée. Ce soir-là, mon sort était jeté : j'ai décidé de tout mettre en œuvre pour devenir Bretonne, malgré mes origines. 
Dès le lendemain, j'ai acheté une cassette d'Alan Stivell. Ce fut une seconde révélation ; son style musical résonnait parfaitement en moi. De retour chez moi, j'ai littéralement dévalisé la médiathèque de la Thomson-CSF (Thalès), où travaillait mon père. Grâce à la présence de nombreux Bretons dans cette usine, le fonds était particulièrement riche. Alan Stivell est alors devenu mon idole et mon mentor : je voulais tout savoir de son univers.

 

 


Mon parcours : de la Bretagne à la harpe
Été 1980 : j'obtiens mon bac G1 et je deviens majeure. Si le secrétariat n'est pas mon rêve, c'est ce métier qui me permet de prendre mon envol et de gagner ma vie en Bretagne. Je m'installe à Nantes en janvier 1981.
Grâce à un petit boulot d'été, je m'offre mon premier kit de harpe bardique Camac. À Nantes, je trouve tout le nécessaire pour apprendre la harpe, la flûte et la bombarde. J'intègre un cercle celtique pour apprendre la danse, je prends des cours de breton et participe à des stages d'immersion. 
Je suis de très près le travail d'Alan Stivell et assiste à chacun de ses concerts. Il m'arrive même de traîner devant chez lui à Langonnet, mais je n'ose jamais franchir le pas de l'aborder directement : il m'intimide trop.

Ancrage dans le Finistère.

 

 

 

En 1984, lors d'un camp d'été d'immersion en breton, je rencontre mon futur époux. Lassée par des emplois de secrétaire qui ne me correspondent pas, je m'installe à Landerneau en septembre. Un an plus tard, nous nous marions et je reçois une magnifique harpe Stivell-Goas en cadeau. Hervé Quefféléant, alors professeur au Relecq-Kerhuon, devient mon maître pendant une année.

Une parenthèse musicale
Je me consacre ensuite à ma vie de maman auprès de mes trois filles, délaissant progressivement la harpe qui ne m'inspire plus. Je reprends alors mes études en IUFM pour devenir institutrice bilingue pendant une dizaine d'années  en tant que non-titulaire. Par la suite, je choisis de parcourir la Basse-Bretagne pour vendre du matériel pédagogique dans les écoles. Si je suis toujours attentive à l'actualité musicale d'Alan Stivell, ma harpe reste, durant cette période, un simple objet de décoration, faute d'inspiration.

Détour en Ille-et-Vilaine.

 

 

 

 

 

 


Un tournant décisif
2009 est une année très charnière dans ma vie : je divorce et pars vivre en Ille-et-Vilaine. Je reviens au secrétariat mais en tant qu'indépendante. D'abord à St Malo la première année puis Dol-de-Bretagne, Rennes et enfin Le-Vivier-sur-Mer.

Une rencontre déterminante
Avec mon nouveau compagnon, nous avons créé "Harpographie",  un site Internet  consacré à  la carrière d'Alan Stivell. Ce projet m'a permis de le rencontrer personnellement. Séduit par notre travail, il est devenu un véritable ami, une relation précieuse qui perdure encore aujourd'hui.

Retour de flamme ! 

 

 

 

Été 2017. Je lis dans la presse qu'un musicien rennais de renommée internationale, originaire des Pays-Bas, Dimitri Boekhoorn, va donner un concert à la cathédrale de Dol-de-Bretagne. Il doit y jouer sur une dizaine de harpes variées. Je m'y rends sans conviction, davantage par curiosité que par réel intérêt.
Et là… le choc. Je ressens, en pleine figure et en plein cœur, la même émotion qu'en 1979. Il faut dire que ce harpiste hors pair joue comme un dieu. J'apprends qu'il dispense des cours et organise des stages à Rennes. Je m'inscris l'année suivante et commence à acquérir de nouvelles harpes, notamment celles du luthier suisse Claude Bioley, avec qui Dimitri collabore étroitement.
Aujourd'hui encore, je continue de le suivre, par amitié, mais aussi pour me perfectionner, car je suis loin d'avoir un niveau professionnel à la harpe.

Retour aux sources.

 

En 2022, un second divorce marque un tournant majeur dans ma vie. Bien que résidant en Bretagne en Ille-et-Vilaine, le besoin de retrouver "mon Finistère" se fait sentir. Après une année à Plouray, je m'établis définitivement à Carhaix-Plouguer à l'été 2023, au moment de prendre ma retraite.

Transmettre et partager
Mon parcours professionnel, riche et éclectique, m'a appris l'importance de la transmission. Souhaitant compléter ma pension, je commence par donner des cours pour débutants. Si cette activité est enrichissante, c'est une visite en EHPAD qui donne un véritable sens à mon engagement. Voir l'émotion suscitée par mes instruments sur les visages des résidents a été une révélation.

Mes prestations actuelles
Aujourd'hui, je consacre l'essentiel de mon temps à :

  • Petits concerts et ateliers participatifs (chants et percussions) ;
  • Séances de harpe-thérapie en chambre pour les résidents en fin de vie.


Je reste toutefois ouverte à toute autre proposition : cours pour enfants et résidents, animations de fêtes, fonds musicaux pour restaurants ou boutiques. Micro-entrepreneuse, je suis en mesure d'émettre des factures pour toutes vos demandes.